café littéraire Xango
Dernière mise à jour le 12 juin 2018
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café littéraire Xango
7 juin 2018 - librairie Torcatis

Pour son premier café littéraire, l’association LSR pays catalans a eu la chance de
rencontrer un auteur dont la force de conviction et la délicatesse donne envie de lire
Xangô certes, mais au-delà, toute son œuvre emprunte d’un catalanisme qui n’est pas
une caricature du repli mais d’une culture forte qui vaut le détour. Gildas Girodeau a
aussi écrit Antonia, lanceur d’alerte pas ordinaire.

Mieux qu’un auteur local, il a cette grande qualité d’allier une modestie et un talent
qui mérite mieux que l’appellation « auteur local...régional, de terroir, pourquoi pas
de ruisseau ! » qui serait opposé aux auteurs dits « français » dont le faux
parisianisme étouffe la diversité de notre littérature, de Lille à Perpignan, de Brest à
Strasbourg.

En passant par les 36 000 communes qui font la richesse d’une histoire commune qui ne s’arrête pas aux frontières, surtout quand on évoque la Catalogne, mais pas que... on découvre un immense jardin culturel que les libraires indépendants savent sauvegarder pour le plus grand plaisir des lecteurs. Alors on va recommencer, et on n’oubliera jamais le 1er, celui qui nous aura convaincu que nous avions eu raison
de prendre le risque d’une belle après midi de printemps dans une librairie qui sent bon l’encre et le papier.

Gildas Girodeau, né à Collioure en 1953, est un acteur de l’agriculture biologique après avoir été marin. Il en est à son douzième roman. L’intrigue ? Deux villes françaises, Perpignan, Brest, trois pays, l’Argentine, le Brésil et l’Algérie. Rien à voir. Oui et non. Des meurtres en série nous décapitent et débouchent sur la guerre des Malouines, avec le rôle de la France dans ce conflit post-colonial sur fond d’impérialisme anglais d’un côté et de régime sanguinaire des colonels de l’autre en Argentine.
En nuage de pluies acides, une coutume sacrificatoire sortie de la forêt africaine pour aller se poser en Amérique latine vient se greffer sur un règlement de compte de la sale guerre d’Algérie. Nous voyageons donc, dans un suspens bien mené et découvrons petit à petit une vérité plus complexe qu’on ne l’aurait cru au départ. L’héroïne, Laurence Guéguen,est inspectrice de police. Ce n’est pas un garçon manqué. Ce n’est pas non plus une petite « princesse » sortie d’un journal people à la Gala. C’est la féminité avec un grand F. Nous la suivons avec passion dans son périple endiablé et elle ne nous lâche pas, jusqu’au bout de l’ouvrage. Un très bon policier.

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