Lettre ouverte de l’USR 66 aux élus des Pyrénées-Orientales.
Dernière mise à jour le 17 novembre 2015
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Perpignan,
Le 16 novembre 2015.

Députés.
Sénateurs
Conseillers départementaux
Conseillers régionaux
des Pyrénées-Orientales.

Objet : lettre ouverte.

Mesdames, Messieurs les élus,

Depuis plus de 15 ans les retraité(e)s subissent la perte de leur pouvoir d’achat, malgré l’augmentation permanente des charges fixes (eu, gaz, électricité).

Ça suffit ! les retraité(e)s ne sont pas des nantis !

Dans notre département de nombreux retraité(e)s n’ont plus les moyens de vivre décemment, de se soigner, de payer une mutuelle.
La suppression de la ½ part, le déremboursement des médicaments, le poids du « reste à charge » de plus en plus important, impactent directement les achats journaliers pour vivre et se nourrir correctement.
Notre département est particulièrement touché : petites retraites, taux de chômage le plus élevé, alors que nous sommes le premier département d’accueil.
Notre département a la particularité d’une pauvreté importante, mais aussi un taux conséquent d’imposition à l’ISF pour de nombreux habitants des P.O.
Ce décalage est inadmissible, les écarts se creusent. Ce ne sont pas les cadeaux abondants faits par le gouvernement qui vont améliorer cette situation :
- Le pacte de responsabilité (41 milliards).
- Le CICE ne sert qu’à gaver les actionnaires (exemple de SANOFI).
- Des banques qui touchent des sommes astronomiques et qui continuent à supprimer des emplois alors que leur résultat d’exploitation explose.

Que dire d’Air France qui continue dans cette logique alors que les bénéfices n’ont jamais été aussi hauts. Les agressés ce sont les salariés et non la direction.

Dans notre pays, le climat se dégrade, le gouvernement ne veut pas entendre les légitimes revendications des salarié(e)s actifs et retraité(e)s, mais préfère faire allégeance au MEDEF et à la finance, ce qui leur permet d’avoir toujours plus d’exigence en matière de déréglementation, de flexibilité, de productivité et de précarisation de l’emploi.

De plus la diminution des dotations globales aux collectivités territoriales mettent des communes en grandes difficultés, problème des CCAS, avec de moins en moins de moyens et de solidarité envers la population la plus touchée, surtout de nombreux retraité(e)s et personnes âgées.
En tant qu’élus départementaux, vous êtes directement responsables de cette politique nationale, ce n’est pas le regroupement des régions qui va améliorer cette situation, au contraire : des départements « pauvres » vont encore subir un peu plus la crise et accentuer les écarts.
Les retraité(e)s, une nouvelle fois, vont exprimer leur mécontentement le mardi 24 novembre 2015 et exiger la satisfaction de leurs légitimes revendications :

- Augmentation immédiate de 300 euros des retraites.
- Rétablissement de la ½ part.
- Rétablissement des 10% sur les retraites des salariés ayant 3 enfants ou plus.
- Egalité salariale homme/femme.
- Suppression de la CSG et du RDS pour tous les retraité(e)s.
- Gratuité des transports sur le département et la région pour l’ensemble des retraité(e)s sans limite d’âge.
- Création de centres médicaux municipaux et pluri-communaux pour les petites communes, avec du personnel sous statut public (médecins, kinésithérapeutes, infirmières, aides-soignantes, aides à la personne, etc…).
- Suppression de l’ARS, qui privilégie le secteur de soins privés au détriment de l’hôpital et des secteurs publics.
- Maisons de retraites publiques avec du personnel en nombre, formé et sous statut public, accessible à tous les retraité(e)s sans distinction de ressources.
- Suppression du forfait hospitalier.
- Suppression de 1 euro par acte.
- Suppression des 0,50 euro par boîte de médicaments.

Les moyens existent : il faut rentrer les cotisations sociales à la sécurité sociale, plus d’exonérations ni passe droit aux patrons.
Mettre les moyens pour régler le problème de la fraude patronale et du travail dissimulé.
La réduction du chômage permettrait la rentrée de cotisations sociales, de combler le déficit de la sécurité sociale et des caisses de retraites.
Les taxations des opérations boursières à hauteur des cotisations sociales permettraient de combler les caisses, de répondre aux revendications sociales et de relancer la croissance du pays par une meilleure consommation des retraité(e)s, créant par là même de l’emploi.

Voilà les propositions concrètes pour satisfaire nos revendications.
Nous attendons de votre part un positionnement clair et net, un engagement pour les faire aboutir.

Nous allons publier cette lettre ouverte, et nous ne manquerons pas d’alerter les retraité(e)s du département sur vos réponses.

Dans l’attente, Mesdames et Messieurs les élus, recevez nos salutations syndicales.

Le secrétaire général USR CGT66
RIBES Gérard

Union Syndicale des Retraités CGT des Pyrénées-Orientales - www.lacgt66.fr
Bourse du Travail - 46, place Rigaud - 66000 Perpignan - ) 04 68 34 33 71 – usrcgt66@orange.fr

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