Petit mémo sur la bataille du train jaune
Dernière mise à jour le 6 juin 2010
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En décembre 1969, la SNCF publie la liste mauve qui indiquait les lignes qu’elle voulait supprimer. Le Train Jaune y figurait en bonne place.

Le syndicat CGT des cheminots existait déjà sur la ligne et avait participé aux grèves de mai 68 entre-autres.

Toutefois un comité de défense se crée auquel participe la CGT.

En 1972, création de la région SNCF du Languedoc-Roussillon et disparition de ce qui s’appelait LAC (ligne autonome de cerdagne).

1974, suppression du trafic marchandises sur la ligne, le trafic voyageurs devait être supprimé mais la lutte oblige la SNCF à reculer.

1981, la SNCF décide de multiplier par deux le prix des billets en faisant payer 126 km fictifs au lieu des 63 km réels. Le syndicat CGT s’y oppose , organise la lutte , des pétitions, mais rien n’y fait. Quinze jours avant les élections qui porteront Mitterrand au pouvoir, la CGT décide d’organiser une journée « TRAIN JAUNE GRATUIT », malgré beaucoup d’oppositions de tous bords et surtout l’interdiction de la SNCF, la journée est un succès. La direction est obligée de négocier. Un compromis est trouvé. Une carte résident pour tous ceux qui ont une résidence dans les hauts cantons permet d’avoir une réduction de 50%. Cette carte est toujours en vigueur aujourd’hui.

1981 c’est aussi l’arrivée au pouvoir de la gauche avec C. Fiterman aux Transports. Le syndicat décide de le rencontrer pour obtenir une modernisation du Train Jaune. Les négociations entre la direction régionale de la SNCF et le syndicat s’ouvrent, elles sont très tendues. Le ministre nous soutient et la modernisation du matériel (à l’identique de l’existant) débute en 1983. Après le départ de Fiterman du gouvernement, la SNCF décide de fermer les gares, de supprimer des emplois et d’enlever des voies.

Novembre 1985, la SNCF envoie une entreprise privée, sous la direction de deux cadres de la SNCF, en gare de Fontpédrouse et fait arracher des rails. La population intervient avec les cheminots et fait cesser la casse. Sous couvert de « séquestration » la SNCF traduit douze cheminots en conseil de discipline. Le conseil vote la révocation de cinq d’entre-eux. Le soir même la région SNCF est en grève générale, le lendemain toutes les régions de Bordeaux, Limoges,Toulouse, Marseille se joignent au mouvement de la région de Montpellier. La SNCF annule les révocations mais mute disciplinairement Serge Bastide à Prévenchères (Lozère) dans la gare qui était fermée et qu’elle réouvre pour l’occasion et Liberto Jofre à Mende.

Les luttes et la bataille juridique vont durer huit ans et en 1993 les deux exilés sont réintégrés à leur résidence d’origine : Prades.
Cette lutte marque un tournant dans la perception du Train Jaune aussi bien par la SNCF que par les pouvoirs publics qui décident d’acheter du matériel neuf en Suisse. Même si ce matériel ne nous convient pas, il pérennise le Train Jaune pour son maintien.

Aujourd’hui la CGT est porteuse d’un plan d’avenir pour préserver notre patrimoine à l’identique, la lutte pour le gagner ne fait que commencer…

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